Porcs

L’alimentation joue un rôle important, du sevrage du porcelet à l’âge adulte.

La conduite d’un élevage porcin nécessite de gérer astucieusement l’alimentation, sans oublier les paramètres sanitaires et les infrastructures, pour dégager une rentabilité suffisante au maintien de l’activité.

PORCELETS

SYSTÈME DIGESTIF

Le porcelet nouveau-né, dont le tube digestif est jusqu’alors stérile, est soumis à la pression sanitaire de son environnement. Il peut alors être contaminé par des parasites, ou des bactéries non désirées.
Ainsi, l’installation d’une flore digestive optimale doit se préparer, notamment grâce à la biosécurité et le nettoyage des salles de maternité. De même, l’alimentation de la truie gestante aura aussi un rôle majeur sur la pression sanitaire du jeune porcelet.

Avec le temps, le système digestif du porcelet s’adapte à son environnement et à son alimentation : si tous les paramètres sanitaires et nutritionnels sont correctement contrôlés, la flore digestive se stabilise au profit des lactobacilles et autres bactéries bénéfiques au cours du post-sevrage.


SYSTÈME IMMUNITAIRE

En production porcine, les défenses immunitaires du porcelets sont fragiles. Lors du sevrage, la séparation du porcelet avec sa mère et le mélange avec des porcelets d’autres portées, sont des facteurs pouvant entraîner un stress (agressivité, excitation, compétition à l’auge, refus de consommation).

De plus, le passage d’une alimentation liquide maternelle à une alimentation solide, challenge le système immunitaire avec une chute de l’immunité passive et une immunité active en développement.

Un déficit immunitaire engendre des troubles (diarrhées, déshydratation, hyperthermie) qui induisent une plus forte consommation d’énergie, avec des conséquences néfastes sur la croissance (anorexie, morbidité, hétérogénéité du lot) et sur la santé.


CHARCUTIERS OU REPRODUCTEURS

ENGRAISSEMENT

Le porc en engraissement est soumis à un régime alimentaire intensif pour maximiser sa croissance au meilleur coût, dans le respect de l’environnement. L’aliment est en général formulé sur la base des besoins moyens du lot (en fonction du poids moyen du groupe, de son type génétique et du système de distribution de l’élevage) et des coûts des céréales.
Le régime alimentaire peut alors être mal adapté au besoin individuel et provoque un déséquilibre de la flore, pouvant engendrer des perturbations de croissance et une hétérogénéité dans le lot.

Dans les bâtiments, la maîtrise de l’ambiance est essentielle, afin de limiter les risques de pathologies pulmonaires. L’élevage se situe généralement dans des bâtiments fermés, équipés de ventilation. Les poussières et l’ammoniac, souvent présents, peuvent provoquer des irritations du système respiratoire impactant fortement la rentabilité.


REPRODUCTION

De nombreuses normes de bien-être encadrent la conduite des truies. Élevées en groupe durant la majorité du temps de leur gestation, elles sont logées en cases individuelles lors de leur entrée en salle de maternité. Ces changements de logement et les différents regroupements impliquent parfois des contaminations bactériennes et parasitaires. Ces diverses perturbations peuvent aussi susciter des comportements agressifs entre truies ou envers l’éleveur.