Ruminants

La croissance des ruminants se construit dès leur plus jeune âge.

La santé des ruminants est en permanence agressée par de multiples pathogènes présents en élevage, qui pénalisent leur ingéré, l’absorption des nutriments et les performances de croissance.

ÉLEVAGE JEUNES RUMINANTS

SÉCURISER LA CROISSANCE

Essentielle pour leur santé, l’immunité s’acquiert par la prise de colostrum, puis se construit lors des premiers mois de vie, en contact avec les pathogènes.

L’immunité passive du colostrum renforce l’animal contre les diarrhées néonatales d’origine bactérienne, parasitaire ou virale. Cependant, elle chute rapidement, alors que l’immunité acquise des animaux s’avérera efficace après plusieurs semaines ou plusieurs mois. Cette période coïncide souvent avec des changements d’environnement (allotement…), ou suite au sevrage : la sensibilité des animaux aux troubles sanitaires (digestifs et respiratoires) reste forte. Par exemple, la coccidiose (maladie parasitaire causée par un protozoaire du genre « eimeria ») se développe dans l’intestin des ruminants et provoque la destruction des cellules épithéliales, ou même des lésions et inflammations intestinales. De ce fait, l’absorption des nutriments et les échanges aqueux dans le gros intestin sont réduits.


TROUBLES RESPIRATOIRES

Ils sont plus importants chez les jeunes ruminants (association de pathogènes bactériens, viraux et mycoplasmes). Malgré la faible mortalité associée, la morbidité et les pertes de performances causent de nombreuses pertes économiques, qui sont souvent sous-évaluées. Le coût économique des problèmes sanitaires des veaux (coût de traitement, utilisation de la main d’œuvre, pertes de génétique en cas de mortalité, pertes de croissance) est majeur et souligne l’importance d’agir en amont (hygiène, confort des animaux, choix de l’alimentation…). Soutenir l’ingéré des jeunes ruminants, via une alimentation adaptée, permet d’améliorer la croissance, mais surtout de soutenir l’acquisition immunitaire des animaux et de participer à leur défense contre les nombreux pathogènes néfastes à leur performance présente et future.


ENGRAISSEMENT DES RUMINANTS

La production de viande bovine présente de multiples modèles : engraissement de veaux, taurillons, génisses, bœufs ou femelles de réformes.
Même si chacune présente ses spécificités, deux éléments sont indispensables :

  • assurer une qualité des viandes, notamment via l’absence de résidus d’antibiotiques ;
  • assurer la durabilité de l’atelier d’engraissement (revenu des éleveurs, efficacité alimentaire et énergétique).

Durant l’engraissement, l’optimisation des performances (Indice de Consommation, Gain Moyen Quotidien) doit permettre d’accroître les revenus éleveurs, mais aussi de limiter les ressources (kg d’aliment/kg carcasse). Chez le ruminant, les fermentations ruminales assurent la valorisation des aliments et des fibres en acides gras volatiles (AGV) et en protéines microbiennes. Cependant les rations riches en concentrés généralement utilisés sont très fermentescibles, et cela peut entraîner :

  • des problèmes d’acidose ;
  • une sous-valorisation de la protéine (dégradation des acides aminés alimentaires).

Une action sur la flore du rumen peut palier à ces difficultés. Le métabolisme de l’animal, et principalement le système hépatique, valorisera pour la croissance musculaire. Ainsi, le fonctionnement métabolique (turn over protéique, réponses au stress, rendements métaboliques) :

  • expliquerait plus de 35% des pertes d’efficacité alimentaire chez le bovin viande ;
  • est optimisé avec une micro-nutrition adaptée et un renforcement de l’état antioxydant, anti-inflammatoire et anti-stress.