Production laitière

L’augmentation de la demande en produits laitiers renforce le besoin de productivité des élevages.

L’optimisation de la production laitière est un défi pour l’industrie laitière, en termes de :

  • rentabilité pour les éleveurs (santé des animaux, bien-être animal, environnement) ;
  • garantie de la qualité et de la sécurité des produits laitiers pour les consommateurs.

Pour s’assurer une performance économique, les producteurs laitiers doivent maitriser :

  • l’efficacité alimentaire des rations ;
  • le bon fonctionnement métabolique de leurs animaux.

EFFICACITÉ ALIMENTAIRE DES RATIONS

Pour une bonne efficacité économique, les producteurs laitiers doivent optimiser la performance, la qualité et la sécurité tout en contribuant à une production laitière durable. Le rumen est l’organe digestif majeur chez les ruminants. Son écosystème riche et complexe permet aux ruminants de digérer les fibres contenues dans les fourrages Cependant, les régimes alimentaires sont de plus en plus concentrés et peuvent entrainer des troubles du rumen. Pour prévenir de tels désordres, il est possible d’influencer l’équilibre de la flore. Selon les rations, l’influence sur la microflore peut aussi permettre d’optimiser les fermentations ruminales dans le but d’améliorer l’efficacité des rations via une plus grande synthèse microbienne ou une épargne de protéines alimentaire. Lors de leur digestion, les ruminants produisent des gaz indésirables (méthane et ammoniac), qui entraînent des pertes d’énergie et d’azote pour l’animal qui ont aussi des conséquences environnementales. Les nutritionnistes s’efforcent d’améliorer l’efficacité alimentaire afin de réduire les coûts de production.

Du fait de la sélection génétique et de l’augmentation des performances laitières, l’optimisation des fermentations ruminales est un facteur clé de l’efficacité alimentaire.


SOUTIEN DU MÉTABOLISME DE PRODUCTION

Le métabolisme de production laitière, activée par la reproduction, implique le bon fonctionnement de nombreux organe comme la mamelle ou le foie.
Le foie des ruminants est un organe central dans la digestion. Le foie exerce de nombreuses fonctions indispensables :

  • il produit, stocke et utilise le glucose qui est la source d’énergie la plus importante de l’organisme ;
  • il synthétise les acides gras, les triglycérides, les corps cétoniques et le cholestérol, et prévient les infiltrations graisseuses ;
  • il régule le taux d’acides gras circulant ;
  • il assure l’équilibre entre la biosynthèse et la dégradation des protéines ;
  • il assure le stockage des vitamines et leurs redistributions aux tissus.

De plus, le foie soutien les processus de dégradation et de détoxification, ainsi que la transformation d’un grand nombre de substances endogènes et exogènes.
Avec l’amélioration de leur productivité, les vaches laitières sont confrontées, principalement en début de lactation, à des modifications de leur métabolisme. Une mobilisation trop précoce ou trop intense de leur réserve adipeuse sollicite intensément le métabolisme hépatique pouvant induire une stéatose hépatique ou une cétose. Les conséquences sont : une chute d’appétit, une dégradation de la néoglucogénèse, une baisse de la réponse immunitaire et une augmentation du stress oxydatif. Enfin, toute altération de l’immunité provoquera une exacerbation des phénomènes infectieux (métrites, mammites…), mais aussi métaboliques avec des impacts directes sur la santé des animaux et leurs performances de reproduction. Une conduite d’élevage adaptée et une bonne maîtrise de l’alimentation et des transitions alimentaires peuvent prévenir l’apparition de ces affections et accroitre la longévité et la capacité de production des ruminants.