Volailles

Au cours de leurs différents stades de production, les volailles subissent des stress multiples affectant leur comportement et leur système immunitaire avec des impacts directs sur leur équilibre digestif ou respiratoire.

Depuis l’éclosion, la flore digestive s’installe progressivement, avec l’implantation de diverses populations bactériennes. Après une vingtaine de jours, la flore devient mature avec un équilibre stable. Ce dernier reste cependant fragile et est continuellement perturbé (changements alimentaires, conditions d’élevages, baisses de consommation, déficits immunitaires…).

SYSTÈME DIGESTIF

Après 21 jours sur une flore mature, les poulets sont sensibles au risque d’entérite (d’origine bactérienne). L’impact sur les fientes est immédiat : elles deviennent riches en eau et pâteuses. Si rien n’est mis en place, le risque peut s’aggraver et engendrer de fortes inflammations intestinales et des mortalités.

Les instabilités de la flore sont propices à la coccidiose, liée à la présence de parasites. Présentes dans l’environnement, les coccidies se multiplient dans les cellules intestinales avec des conséquences physiologiques et économiques considérables. Les troubles liés interviennent généralement sur les jeunes poulets et poulettes, ainsi que lors de transitions.

Les élevages à cycle long (pondeuses, dindes, labels) et/ou incluant des parcours, peuvent aussi être touchés par des parasites intestinaux. Leur action spoliatrice provoque des carences en vitamines, oligoéléments et acides aminés. En cas de fort développement, les diarrhées peuvent être accompagnées d’une obstruction intestinale, avec un impact direct sur les performances zootechniques (GMQ, IC).

De nombreuses autres affections parasitaires conduisent à des maladies spécifiques, avec des conséquences physiologiques et économiques parfois dramatiques, telles que la trichomonose, ou l’histomonose (aussi appelée « black head ») souvent rencontrées en élevages de dindes, pintades ou gibiers.

Certains pathogènes digestifs sont à l’origine de toxi-infections alimentaires chez l’homme. Un contrôle des contaminations est recommandé pour garantir l’innocuité des aliments.


FONCTION RESPIRATOIRE

Les troubles respiratoires d’origine bactérienne ou virale sont favorisés par la présence de poussières et d’ammoniac dégradant les conditions d’élevages.
En volaille les surinfections liées à la colibacillose affectent fortement la fonction respiratoire avec des conséquences économiques fortes : mortalités, des baisses de performance et des saisies à l’abattoir.


SOUTIEN MÉTABOLIQUE ET IMMUNITÉ

Afin d’optimiser l’expression du potentiel génétique et les performances zootechniques des volailles, le renforcement des défenses immunitaires permet de sécuriser la période de démarrage. L’état de stress oxydant, causé par les conditions d’élevages ou d’autres facteurs externes, dégrade la réponse immunitaire et les performances (IC).
Chez les volailles de ponte ou de reproduction, le métabolisme est fortement sollicité pour l’exportation d’œufs. La sphère hépato-biliaire a un rôle prédominant dans l’absorption et la transformation des nutriments. Sa protection sécurise les performances tout au long du cycle de production.


COMPORTEMENT

Les troubles nerveux (surpopulation au sein du bâtiment, interactions entre volailles, comportement sexuel, problèmes sanitaires, alimentaires, variations de température) sont à l’origine de baisse des performances zootechniques, mais aussi des pertes de la valeur économique de l’animal due aux comportements anormaux : mortalités ou séquelles à la suite de griffures, picage, agressivité, bagarres.